Le froid est là ! Ce n’est pas une surprise en hiver, mais la chute des températures a été brutale. Surtout après le temps clément qui a prévalu depuis septembre. Et c’est bien là le problème. La douceur du climat a permis aux cultures de prendre de l’avance sur leur développement. Cela les rend plus vulnérables au gel. Les températures seraient inférieures de 10 °C à la normale, situation qui ne se reproduit que tous les dix ans ! -10 en France, -15 en Allemagne et Pologne et jusqu’à -30 en Ukraine et Russie... C’est tout le vieux continent qui est en alerte, craignant en particulier pour ses colza et blé dur. Les marchés, déjà soutenus par la météo sud-américaine et les incertitudes sur les ventes de blé russes, n’avaient pas besoin de cela. Même si rien n’est joué pour les cultures de notre côté de l’Atlantique, le risque suffit à faire frissonner le marché. Les vendeurs se retirent et les cours grimpent. Du coup, les acheteurs cherchent à se couvrir... et les cours grimpent !...
13 février 2012 Séminaire de restitution “Grandes cultures autonomes” Paris VIe En savoir + 22 février 2012 Conférence “Nouvelle donne géopolitique et économique mondiale : l’alimentation et la production au Paris Nord Villepinte (Seine-Saint-Denis) En savoir + 25 février 2012 Salon international de l’Agriculture Paris En savoir +
La création d’Axéréal, fusion des coopératives Agralys et Epis Centre intervenue en juillet dernier, a donné naissance à une production de malt bio en France. Jusqu’à présent, les brasseurs bio français devaient s’approvisionner auprès de malteurs belges ou allemands. Basé sur la volonté de mutualiser les moyens, le nouveau groupe coopératif agricole et agro-alimentaire, fort de 13.000 adhérents pour 2,8 Md€ de CA, a décidé de relancer (des essais avaient déjà eu lieu) une transformation bio de malt dans son usine d’Issoudun. Cette unité de fabrication, Malterie Franco-Suisses, est aujourd’hui au côté de Boortmalt, dans le giron du pôle transformation d’Axéréal. Dans le Cher, la partie des installations dédiées désormais à la bio représente une capacité de fabrication d’environ 1.000 t/an, sachant que pour l’instant, la demande française annuelle des micro-brasseries est évaluée à environ 500 t. La production a démarré en décembre, avec 40 t de malt. “ Nous avons enfin un débouché sûr pour nos producteurs d’orge de brasserie, commente Gilles Renart, directeur d’Agralys Bio, responsable du secteur grains bio du nouveau groupe. Les brasseries bio, éparpillées sur tout le territoire national sont demandeuses, soucieuses de relocaliser leurs approvisionnements. ” Le rapprochement d’Agralys Bio et de l’activité bio de Thivat Vénuat Négoce, filiale d’Epis Centre, ouvre également de nouvelles perspectives : le volume de collecte de graines cumulé (prévu à 12.000 t en 2009/10 pour Agralys Bio et 6 000 t pour Thivat) correspond aux besoins internes au groupe, en meunerie (pour le Moulin du Grillon) et en nutrition animale (pour Agralys Thoreau et Thivat NA). “ L’embauche récente d’un technico-commercial “ élevage bio ” étoffe la compétence de l’équipe terrain, dans une démarche chère à la filière, c’est-à-dire la complémentarité des productions végétales et animales ”, souligne Gilles Renart.