Identification Abonnement

La référence des filières du commerce des grains


Imprimer cet articleEnvoyer à un ami
Mardi 23 mai 2017 | bioéconomie

Chimie du végétal, filière porteuse


Le Siñal Exhibition, des 30 et 31  mai à Châlons-en-Champagne (Marne), se veut être « le rendez-vous de la bioécono-mie ». L'occasion de revenir sur les enjeux de cette « économie de la photosynthèse », comme l'a défini Stéphane Le Foll.


« La chimie du végétal, et la bio­économie en général, s'ins­crivent dans une tendance de fond et même si nous travaillons sur du long terme, leur essor est inexorable. La rapidité de dévelop­pement dépendra de la volonté politique et de la demande du consommateur qui, aujourd'hui, manque d'information sur cette filière », a déclaré, le 7 avril, Thierry Stadler, vice-président de l'Association Chimie du végétal (ACDV) et président d'Industries et agroressources (IAR), partenaire du Siñal.

Un secteur innovant

La bioéconomie englobe « les activités de production et de trans­formation de la biomasse qu'elle soit forestière, agricole et aqua­cole, à des fins de production ali­mentaire (humaine et animale), de matériaux biosourcés, d'énergies renouvelables », comme le définit la communication du ministère de l'Agriculture relative à la “Stratégie Bioéconomie pour la France”, du 18 janvier. « En France, ce sont près de 1,9 million de personnes engagées directement dans les activités de la bioéconomie, indique le document. 80 % du ter­ritoire est concerné. » Et d'ajouter : « Le programme d'investissements d'avenir a permis de déployer plus de 250 M€ depuis 2010 pour sou­tenir des projets dans le champ de la bioéconomie. »

La chimie du végétal, qui « utilise la biomasse pour élaborer des molécules et des dérivés comme des matériaux et des produits de formulation », est « une filière innovante, au cœur de la bioécono­mie », comme la qualifie l'ACDV. Les 32 métiers stratégiques de la chimie du végétal en France emploient directement 23 000 per-sonnes, selon l'Ademe, et en emploieront 19 000 de plus à l'horizon 2020, selon une étude d'ACDV. Ce sont 30 Mt de matières premières végétales, produites sur 6 Mha (soit 0,4 % des surfaces de terres arables), qui sont utilisées, d'après la même source. L'industrie chimique française s'est donnée comme ambition de doubler d'ici 2020 ce volume de matière première d'origine végétale, indique son Comité stratégique de filière au sein du Conseil national de l'industrie. Ainsi 10 % des matières premières utilisées par la chimie sont, aujourd'hui, issues de la biomasse, et cette part va en progressant, note l'ACDV. Le marché des produits biosourcés en France représentait 19,8 Md€ en 2006 et 27,6 Md€ en 2010, avec un objectif de 51,1 Md€ prévus en 2020, selon une étude du cabinet de conseil McKinsey.

Le biométhane promis à un bel avenir

On peut citer comme exemple type de produit issu de la bioéconomie, le biométhane. « C'est une filière encore très jeune parmi les filières renouvelables en France mais promise à un bel avenir de par ses qualités intrinsèques, a affirmé Édouard Sauvage, directeur général de GRDF, lors de la présentation du “Panorama du gaz renouvelable 2016”, le 22 février à Paris. La méthanisation permet de valoriser les biodéchets dans le cadre d'une production non­inter­mittante. C'est une filière tout de suite compétitive par rapport aux autres alternatives renouvelables alors même qu'elle est émergente. Selon le rapport 2017 de la Com­mission de régulation de l'énergie, le coût de rachat du biométhane est 30 % moins cher que les coûts de rachat de l'électricité renouve­lable. » Fin 2016, les 26 sites injectant du biométhane dans les réseaux – dont 18 de nature agricole, représentant la moitié de la capacité installée (cf. graphiques) – et les 241 projets en phase avancée recensés confirment l'installation durable du gaz renouvelable dans le paysage énergétique français.

Le marché des produits biosourcés est projeté à plus de 50 milliards d'euros en 2020.

« Concernant les ambitions, le potentiel est là : les analyses effec­tuées avec le Ser et l'Ademe le prouvent. Nous sommes convain­cus, si les cadres législatifs sont bien ajustés, que les objectifs gou­vernementaux [fixés dans le cadre de la loi de Transition énergétique] seront atteignables », conclut Édouard Sauvage.

Karine Floquet



Feuilletage

Au Quotidien

Toutes les brèves
Cotations & Tendances
Blé
Rendu Rouen : 154,50 €/t
Euronext : 158,75 €/t
Chicago 422,75 cts $/bois.
Dollar 0,8511 €
Connectez-vous pour lire la tendance
Maïs
Rendu Bordeaux : 146,00 €/t
Euronext : 154,00 €/t
Chicago 345,25 cts $/bois.
Connectez-vous pour lire la tendance
Orge
Rendu Rouen : 146,00 €/t
Connectez-vous pour lire la tendance
Tournesol
Rendu St Nazaire : 320,00
Connectez-vous pour lire la tendance
Colza
Rendu Rouen : 368,00 €/t
Euronext : 376,50 €/t
Pétrole (Nymex) : 58,02 $
Connectez-vous pour lire la tendance
Soja
Graine/Chicago : 997,25 cents $/bois.
Tourteau/Chicago : 324,40 $/t
Tourteau Montoir : 313,00 euro/t
Connectez-vous pour lire la tendance