Un grand pas vient d’être franchi pour les filières animales ! Celui-ci de la prise en compte effective de la volatilité des marchés des matières premières dans les prix d’achats par les distributeurs. La nouvelle loi de consommation, présentée le 2 mai en Conseil des ministres, impose en effet que les contrats liant industriels et grandes surfaces, stipulent une clause de renégociation, et renforce les sanctions en cas de non respect. Et, élément important, il ne tient plus au fournisseur de dénoncer les faits, rééquilibrant ainsi le rapport de forces. Certes ce n’est encore qu’un projet de loi. Rien n’est joué et les différents camps restent mobilisés. Déjà le ton était ouvertement monté ces derniers jours. « Ce n’est pas en fabriquant de nouveaux chômeurs par la pression insensée qu’elle exerce sur les prix, que la grande distribution développera la consommation des ménages », a ainsi rétorqué Coop de France en fin de semaine dernière au président de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution, Jacques Creyssel, qui accusait les coopératives de vouloir « faire payer aux consommateurs la préservation de leur rente » (Les Echos du 29 avril). L’agroalimentaire a donc gagné le premier round (cf. à la UNE) et l’on ne peut que s’en réjouir. Pas de systématisation des renégociations en revanche pour les produits de première transformation des céréales. Mais les meuniers fournisseurs des GMS exigeaient avant tout le simple respect des contrats. On est sur la bonne voie....
22 mai 2013 Assemblée générale de l’Afab Lorient (Morbihan) En savoir + 24 mai 2013 Journée européenne des grains Strasbourg (Bas-Rhin) En savoir + 28 mai 2013 Workshop Bisens Paris - AgroParisTech (Ve) En savoir +
En hausse sur 2011, les aliments composés continuent sur leur lancée
En avril 2012, la production globale d’aliments composés est en hausse de 3,9 % par rapport à avril 2011, avec un nombre de jours ouvrés identique à celui d’avril 2011. « Cette augmentation concerne en premier lieu les aliments bovins, dont la production a augmenté de 21,5 % ! », s’enthousiasment Coop de France Nutrition animale et le Snia dans leur note commune. Les aliments porcs sont en baisse de 2,1 %, avec toutefois une reprise de 5,1 % en porcelet. Les aliments volailles reculent légèrement (-0,5 %), avec des nuances en fonction des espèces : -2,6 % en poulets et -7,5 % en pintades, alors que les aliments dindes sont en hausse de 5,1 %. Les aliments d’allaitement enregistrent à nouveau une forte progression (+23,0%). Sur les quatre premiers mois de l’année, la production totale est également en légère hausse (+0,4 %) alors que, sur les dix premiers mois de la campagne 2011/2012, la production globale d’aliments composés est en recul de 1,7 %. Par ailleurs, selon les statistiques définitives, l’année 2011 en France a été marquée par une demande en aliments composés en hausse au premier semestre (+1,1 %), suivie d’une nette baisse au second semestre (-2,8 %). Sur l’année entière, 21.295.600 t d’aliments composés ont été produites, soit une diminution de 0,85 % par rapport à 2010.