Le froid est là ! Ce n’est pas une surprise en hiver, mais la chute des températures a été brutale. Surtout après le temps clément qui a prévalu depuis septembre. Et c’est bien là le problème. La douceur du climat a permis aux cultures de prendre de l’avance sur leur développement. Cela les rend plus vulnérables au gel. Les températures seraient inférieures de 10 °C à la normale, situation qui ne se reproduit que tous les dix ans ! -10 en France, -15 en Allemagne et Pologne et jusqu’à -30 en Ukraine et Russie... C’est tout le vieux continent qui est en alerte, craignant en particulier pour ses colza et blé dur. Les marchés, déjà soutenus par la météo sud-américaine et les incertitudes sur les ventes de blé russes, n’avaient pas besoin de cela. Même si rien n’est joué pour les cultures de notre côté de l’Atlantique, le risque suffit à faire frissonner le marché. Les vendeurs se retirent et les cours grimpent. Du coup, les acheteurs cherchent à se couvrir... et les cours grimpent !...
13 février 2012 Séminaire de restitution “Grandes cultures autonomes” Paris VIe En savoir + 22 février 2012 Conférence “Nouvelle donne géopolitique et économique mondiale : l’alimentation et la production au Paris Nord Villepinte (Seine-Saint-Denis) En savoir + 25 février 2012 Salon international de l’Agriculture Paris En savoir +
Selon l'AFP, la grève de huit jours des producteurs de viande et de céréales argentins n'a pas eu d'impact sur les exportations ou l'approvisionnement interne. La situation reste tendue, un an après les conflits ayant paralysé le pays. Les agriculteurs dénoncent toujours la décision du gouvernement de renouveler pour un an des pouvoirs lui permettant de fixer de manière discrétionnaire les taxes à l'exportation. Ils lui reprochent également d'avoir posé son veto à une loi qui exemptait d'impôts les exportations des zones de la province de Buenos Aires victimes de la sécheresse. Les quatre principales fédérations agricoles d'Argentine, gros exportateurs de céréales, avaient commencé le 28 août à stopper la commercialisation de céréales et de bétail. Toutefois, le stock de céréales existant a permis d'éviter que le mouvement ait un impact sur les exportations de soja, premier produit d'exportation du pays, a annoncé la Chambre des exportateurs. A partir de la semaine prochaine, de nouvelles mobilisations sont prévues. L'an dernier, les fédérations avaient dressé des barrages à travers le pays pour protester contre la décision du gouvernement d'augmenter de 25% la taxe à l'exportation du soja.