La Dépêche


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dimanche 5 février 2012

L'HUMEUR
DE LA SEMAINE

  • Freezer Market

    Le froid est là ! Ce n’est pas une surprise en hiver, mais la chute des températures a été
    brutale. Surtout après le temps clément qui a prévalu depuis septembre. Et c’est bien là le problème. La douceur du climat a permis aux cultures de prendre de l’avance sur leur développement. Cela les rend plus vulnérables au gel. Les températures seraient inférieures de 10 °C à la normale, situation qui ne se reproduit que tous les dix ans ! -10 en France, -15 en Allemagne et Pologne et jusqu’à -30 en Ukraine et Russie... C’est tout le vieux continent qui est en alerte, craignant en particulier pour ses colza et blé dur. Les marchés, déjà soutenus par la météo sud-américaine et les incertitudes sur les ventes de blé russes, n’avaient pas besoin de cela. Même si rien n’est joué pour les cultures de notre côté de l’Atlantique, le risque suffit à faire frissonner le marché. Les vendeurs se retirent et les cours grimpent. Du coup, les acheteurs cherchent à se couvrir... et les cours grimpent !
    ...

sauvons la luzerne

LE SONDAGE DU MOIS

Croyez-vous en la capacité du G20 de mettre en place des outils efficaces de régulation des marchés agricoles pour éviter les crises alimentaires ?

 



L'Agenda
+ de rendez-vous

07 février 2012
Séminaire Orges brassicoles
Paris
En savoir +

13 février 2012
Séminaire de restitution “Grandes cultures autonomes”
Paris VIe
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22 février 2012
Conférence “Nouvelle donne géopolitique et économique mondiale : l’alimentation et la production au
Paris Nord Villepinte (Seine-Saint-Denis)
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Meunerie

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Nutrixo

Mis en ligne le 04 mars 2010

« Il faut exporter la french touch de l’amont à l’aval »


La Dépêche-Le Petit Meunier : De nombreux pays ou organisations prennent en main la culture de terres qu’ils louent ou rachetent à l’étranger, en Afrique ou dans les pays de l’Est par exemple. Y a-t-il des opportunités à saisir pour la France ? Et pour votre entreprise ?
Hubert François :
Meunerie et agronomie ont une carte maîtresse à jouer sur le créneau international. Il faut exporter la french touch. Aujourd’hui les structures qui achètent des terres ne sont pas organisées. Les petits paysans vont en effet devoir céder la place à des systèmes bien plus importants. De plus, après la mise en valeur des terres, viendra celle des produits qui seront vendus et rachetés par d’autres pays. C’est là que nous pouvons intervenir. Les connaissances acquises par les coopératives en matière de conseil peuvent se décliner au delà des frontières. La France a historiquement l’expertise de l’agronomie. Mais nous souhaitons aller plus loin en travaillant sur l’ensemble de la chaine, de l’agronomie à la transformation. Nous avons lancé une équipe sur ce sujet au sein de la structure GMP expertise dont l’un des métiers de base est le conseil, à travers des missions en conception et amélioration de moulins, de sélection variétale... Nous en sommes au stade agronomique via Champagne Céréales (voir encadré). Dans le futur, des coopérations techniciens Champagne Céréales/meuniers Nutrixo, dans le cadre de contrats avec les pays qui achètent des terres du type Arabie Saoudite ou Sénégal, sont tout à fait envisageables. Les investisseurs vont également installer des usines de transformation, et une collaboration à ce sujet serait intéressante. Ce développement est en tout cas basé sur le long terme.

LD-LPM : Plus généralement, comment jugez-vous cette tendance à l’achat de terres ?
H F :
L’achat de terre est une vraie problématique au niveau mondial. Ainsi, beaucoup de terres ne produisent qu’un vingtième de ce qu’elles pourraient fournir. Je pense qu’il peut y avoir un potentiel important de croissance dès qu’on alliera des connaissances à la fois en agriculture et stockage. Car le problème, selon moi, est que les initiatives actuelles, de la Chine ou de l’Arabie Saoudite, n’impliquent pas forcément une bonne connaissance de l’agronomie. De plus, même si la Chine cultive du blé en Afrique, il n’est pas du tout sûr qu’il revienne en Chine un jour. A mon sens, leur idée n’est pas forcement de sécuriser leur approvisionnement mais plutôt leurs prix. Si les cours explosent, les investisseurs sont en quelque sorte protégés. Ce qui explique le fait que ces initiatives aient fleuri durant la crise financière.



Propos recueillis par Camille Paugam

Mis en ligne le 04 mars 2010

Desnagrain investie en Ukraine

Champagne Céréales, via sa filiale locale Desnagrain, est le principal partenaire d’Agrogénération en Ukraine. Elle commercialise 70 % de sa production (voir La dépêche n°3774). Desnagrain a commercialisé 302.000 t sur la campagne 2008/2009, soit + 35 % par rapport à l’exercice précédent. L’entreprise prodigue son expertise en agronomie, stockage et gestion des engrais.

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Les Marchés

Cours du pétrole :96,66 $/baril
Cours du dollar :1€ = 1,3094 $

Pour les marchés à terme : dernière clôture
Blé

Rendu Rouen : 205 €/t
Euronext : 216,75 €/t
Chicago : 6,6275 $/bois.

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Maïs

Fob Rhin : 199 €/t
Euronext : 208,75 €/t
Chicago : 6,43 $/bois.

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Orge

Rendu Rouen : 197 €/t

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Tournesol

Rendu Bordeaux : 430 €/t

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Colza

Rendu Rouen : 456 €/t
Euronext : 448,50 €/t

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Soja

Graine/Chicago : 12,17 $/bois.
Tourteau/Chicago : 323,40 $/t
Tourteau Montoir : 320 €/t

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Prix des aliments
janvier 2012