La Dépêche


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vendredi 18 mai 2012

L'HUMEUR
DE LA SEMAINE

  • Augures

    La crise économique est revenue au cœur des préoccupations des marchés céréaliers qui seront attentifs aux avancées sur le dossier de la dette grecque, et plus largement de la situation de la zone euro. Le Weather Market n’est pas pour autant éclipsé : la météo permet le bon déroulement des semis aux Etats-Unis, le temps froid ralentit le développement des cultures en Europe et le manque de pluie inquiète en Russie. Mais il n’y a pas que les filières agricoles qui scrutent le ciel pour tenter d’éclaircir leur avenir. Angela Merkel elle-même semble tentée de s’y fier : « Pluie à Paris, pluie à Berlin et, entre les deux, coup de foudre sur l’avion : trois fois de la malchance le premier jour d’entrée en fonction, cela pourrait être un bon présage pour la coopération », aurait-elle estimé en recevant François Hollande. Aïe ! Grand soleil annoncé le 18 sur Camp David pour le G8…...

Dossier présidentielle 2012

Retrouvez la revue annuelle 2011 des cotations

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LE SONDAGE DU MOIS

Quel devrait être le dossier prioritaire du prochain ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation ?

 



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Meunerie

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Nutrixo

Mis en ligne le 04 mars 2010

« Il faut exporter la french touch de l’amont à l’aval »


La Dépêche-Le Petit Meunier : De nombreux pays ou organisations prennent en main la culture de terres qu’ils louent ou rachetent à l’étranger, en Afrique ou dans les pays de l’Est par exemple. Y a-t-il des opportunités à saisir pour la France ? Et pour votre entreprise ?
Hubert François :
Meunerie et agronomie ont une carte maîtresse à jouer sur le créneau international. Il faut exporter la french touch. Aujourd’hui les structures qui achètent des terres ne sont pas organisées. Les petits paysans vont en effet devoir céder la place à des systèmes bien plus importants. De plus, après la mise en valeur des terres, viendra celle des produits qui seront vendus et rachetés par d’autres pays. C’est là que nous pouvons intervenir. Les connaissances acquises par les coopératives en matière de conseil peuvent se décliner au delà des frontières. La France a historiquement l’expertise de l’agronomie. Mais nous souhaitons aller plus loin en travaillant sur l’ensemble de la chaine, de l’agronomie à la transformation. Nous avons lancé une équipe sur ce sujet au sein de la structure GMP expertise dont l’un des métiers de base est le conseil, à travers des missions en conception et amélioration de moulins, de sélection variétale... Nous en sommes au stade agronomique via Champagne Céréales (voir encadré). Dans le futur, des coopérations techniciens Champagne Céréales/meuniers Nutrixo, dans le cadre de contrats avec les pays qui achètent des terres du type Arabie Saoudite ou Sénégal, sont tout à fait envisageables. Les investisseurs vont également installer des usines de transformation, et une collaboration à ce sujet serait intéressante. Ce développement est en tout cas basé sur le long terme.

LD-LPM : Plus généralement, comment jugez-vous cette tendance à l’achat de terres ?
H F :
L’achat de terre est une vraie problématique au niveau mondial. Ainsi, beaucoup de terres ne produisent qu’un vingtième de ce qu’elles pourraient fournir. Je pense qu’il peut y avoir un potentiel important de croissance dès qu’on alliera des connaissances à la fois en agriculture et stockage. Car le problème, selon moi, est que les initiatives actuelles, de la Chine ou de l’Arabie Saoudite, n’impliquent pas forcément une bonne connaissance de l’agronomie. De plus, même si la Chine cultive du blé en Afrique, il n’est pas du tout sûr qu’il revienne en Chine un jour. A mon sens, leur idée n’est pas forcement de sécuriser leur approvisionnement mais plutôt leurs prix. Si les cours explosent, les investisseurs sont en quelque sorte protégés. Ce qui explique le fait que ces initiatives aient fleuri durant la crise financière.



Propos recueillis par Camille Paugam

Mis en ligne le 04 mars 2010

Desnagrain investie en Ukraine

Champagne Céréales, via sa filiale locale Desnagrain, est le principal partenaire d’Agrogénération en Ukraine. Elle commercialise 70 % de sa production (voir La dépêche n°3774). Desnagrain a commercialisé 302.000 t sur la campagne 2008/2009, soit + 35 % par rapport à l’exercice précédent. L’entreprise prodigue son expertise en agronomie, stockage et gestion des engrais.

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Les Marchés

Cours du pétrole :92,53 $/baril
Cours du dollar :1€ = 1,2682 $

Pour les marchés à terme : dernière clôture
Blé

Rendu Rouen : 207,50 €/t
Euronext : 205 €/t
Chicago : 6,5775 $/bois.

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Maïs

Fob Rhin : 208 €/t
Euronext : 211 €/t
Chicago : 6,25 $/bois.

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Orge

Rendu Rouen : 199,75

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Tournesol

Rendu Bordeaux : 480 €/t

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Colza

Rendu Rouen : 462,75 €/t
Euronext : 458,25 €/t

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Soja

Graine/Chicago : 14,38 $/bois.
Tourteau/Chicago : 428 $/t
Tourteau Montoir : 404 €/t

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Prix des aliments
mai 2012