Le froid est là ! Ce n’est pas une surprise en hiver, mais la chute des températures a été brutale. Surtout après le temps clément qui a prévalu depuis septembre. Et c’est bien là le problème. La douceur du climat a permis aux cultures de prendre de l’avance sur leur développement. Cela les rend plus vulnérables au gel. Les températures seraient inférieures de 10 °C à la normale, situation qui ne se reproduit que tous les dix ans ! -10 en France, -15 en Allemagne et Pologne et jusqu’à -30 en Ukraine et Russie... C’est tout le vieux continent qui est en alerte, craignant en particulier pour ses colza et blé dur. Les marchés, déjà soutenus par la météo sud-américaine et les incertitudes sur les ventes de blé russes, n’avaient pas besoin de cela. Même si rien n’est joué pour les cultures de notre côté de l’Atlantique, le risque suffit à faire frissonner le marché. Les vendeurs se retirent et les cours grimpent. Du coup, les acheteurs cherchent à se couvrir... et les cours grimpent !...
07 février 2012 Séminaire Orges brassicoles Paris En savoir + 13 février 2012 Séminaire de restitution “Grandes cultures autonomes” Paris VIe En savoir + 22 février 2012 Conférence “Nouvelle donne géopolitique et économique mondiale : l’alimentation et la production au Paris Nord Villepinte (Seine-Saint-Denis) En savoir +
LE GUIDE interprofessionnel de gestion des mycotoxines dans la filière céréalière, mis au point par Intercéréales en lien avec Arvalis, vient de paraître. Il récapitule les principales pratiques de chacun des acteurs de la filière, recense les moyens de prévention et d’action, et définit des pistes de progrès. Un travail commun présenté le 26 novembre à Paris, à la suite de l’assemblée générale de l’interprofession.
Deux ans de travaux nécessaires « Le guide de gestion des mycotoxines est l’une de nos actions sur laquelle nous souhaitons vraiment attirer l’attention », souligne d’entrée Hubert Grallet président d’Intercéréales. Le but étant de proposer des règles cohérentes et harmonisées de gestion des mycotoxines en filière. « Avec l’objectif d’être très concret pour le producteur », précise Solenn Le Boudec, responsable des programmes au sein de l’interprofession. D’où la présentation sous formes de fiches pratiques et récapitulatives pour chaque « maillon de la filière ». Elles reprennent les actions déjà mises en place sur le terrain. En effet, «La filière n’est pas désarmée face aux mycotoxines. Il y a d’abord toutes les investigations aux champs, puis le travail des OS, et le travail des moulins ou des industriels de l’alimentation animale» rappelle Joseph Nicot, président de l’ANMF. Le guide vise aussi à renforcer les connaissances mutuelles entre les différents maillons, et la gestion collective des risques. « Les entreprises de l’interprofession travaillent sur ce sujet depuis deux ans » indique S. Le Boudec. La seconde transformation n’a pas été oubliée, et a été associée à son écriture. Le guide concerne principalement les mycotoxines de champ, mais celle de stockage sont également abordées. Bien entendu, il ne se substitue pas aux guides de bonnes pratiques déjà existants. Le guide, gratuit, sera diffusé par les membres d’Intercéréales, et présenté notamment lors du prochain colloque sur les mycotoxines d’Arvalis le 25 mars 2010. Il sera réactualisé lors des prochaines campagnes.
Camille Paugam
Mis en ligne le 04 décembre 2009
80 % du budget consacré à la R&D
Le budget d’Intercéréales a atteint 28 M€ pour l’année 08/09, dont 27 M€ proviennent de la collecte à hauteur de 0,51 €/t de céréale collectée. Le reste a été financé par la farine panifiable produite, à hauteur de 0,40 €/t produite. Près de 80 % du budget est consacré aux travaux de recherche et développement réalisés par l’intermédiaire d’Arvalis, le guide sur les mycotoxines rentrant dans le cadre de ces travaux. Les autres activités concernent la promotion sur le marché intérieur et extérieur, par l’intermédiaire de Passion Céréales et France Export Céréales. Parmi les objectifs à venir, un grand sondage sera lancé prochainement par l’interprofession auprès de ses membres. « Ils seront interrogés sur leurs besoins futurs et leur vision de l’interprofession, ce qui nous permettra de construire une feuille de route sur l’avenir », précise Hubert Grallet.