La Dépêche


Première connexion : comment faire ?


vendredi 18 mai 2012

L'HUMEUR
DE LA SEMAINE

  • Augures

    La crise économique est revenue au cœur des préoccupations des marchés céréaliers qui seront attentifs aux avancées sur le dossier de la dette grecque, et plus largement de la situation de la zone euro. Le Weather Market n’est pas pour autant éclipsé : la météo permet le bon déroulement des semis aux Etats-Unis, le temps froid ralentit le développement des cultures en Europe et le manque de pluie inquiète en Russie. Mais il n’y a pas que les filières agricoles qui scrutent le ciel pour tenter d’éclaircir leur avenir. Angela Merkel elle-même semble tentée de s’y fier : « Pluie à Paris, pluie à Berlin et, entre les deux, coup de foudre sur l’avion : trois fois de la malchance le premier jour d’entrée en fonction, cela pourrait être un bon présage pour la coopération », aurait-elle estimé en recevant François Hollande. Aïe ! Grand soleil annoncé le 18 sur Camp David pour le G8…...

Dossier présidentielle 2012

Retrouvez la revue annuelle 2011 des cotations

sauvons la luzerne

LE SONDAGE DU MOIS

Quel devrait être le dossier prioritaire du prochain ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation ?

 



L'Agenda
+ de rendez-vous

25 mai 2012
Bourse d’échanges du Grand Sud
Sète (Hérault)
En savoir +

25 mai 2012
Bourse de Bruxelles
Bruxelles (Belgique)
En savoir +

25 mai 2012
Assemblée générale du Snia
Aix-les-Bains (Savoie)
En savoir +



 

Services

Tous les articles de la rubrique

Seconde transformation

Mis en ligne le 20 octobre 2011

L’industrie s’ouvre doucement aux marchés à terme agricoles


COMMENT la seconde transformation fait face à la volatilité des cours des matières premières et donc des produits transformés qui en sont issus ? La conférence “Gestion et conséquence de la volatilité en deuxième transformation”, organisée lors des JTIC, proposait d’y répondre avec l’intervention de différents maillons de la chaîne, de la production à la grande distribution. Si les producteurs de grandes cultures et la meunerie utilisent depuis quelques années maintenant les marchés à terme, l’industrie de la seconde transformation, à l’exception de certains très grands groupes, semble pour l’instant désarmée face à cette nouvelle donne.

Nécessité de s’adapter
« La première et la seconde transformation sont prises dans un étau avec, d’un côté, des consommateurs soutenus par l’Etat avec le maintien d’une inflation faible et, de l’autre, des fournisseurs de matières premières dont les prix fluctuent », a expliqué Florence Pradier, d.g. du groupement syndical Alliance 7. Or les matières premières « pèsent très lourd dans un produit agroalimentaire », a-t-elle poursuivi. Si la difficulté de conduire une activité économique dans un environnement très incertain est réelle, les solutions restent encore floues pour les industriels de la seconde transformation qui souhaitent avant tout « avoir une visibilité sur la gestion du risque ». « Pour anticiper des conjonctures, nos fournisseurs pourraient nous apporter leurs éclairages et nos clients montrer de la compréhension. De plus, les prix des matières premières très élevés génèrent des tensions dans les négociations avec la distribution. Il est important de partager la valeur ajoutée et le risque », a lancé Florence Pradier. De son côté, Christian Tacquard, président du groupe Loc Maria, a insisté sur le changement de comportement des entreprises, induit par la volatilité : « Avant 2006, on attendait la fin de campagne pour négocier la farine et on se couvrait sur l’année. Désormais, nous pourrions contractualiser une partie de l’approvisionnement annuel et ajuster les achats restants en fonction des négociations avec la grande distribution. » Pour le dirigeant, la contractualisation en filière « est l’une des clés ». « Sans cet état d’esprit filière, les entreprises agroalimentaires partiront à l’étranger », a-t-il estimé.

Des outils de gestion encore marginaux
Alors qu’ils sont largement utilisés en meunerie, les outils de gestion de la volatilité sont encore rares en seconde transformation. « Nos entreprises n’ont pas toujours la capacité de se doter de tels outils, coûteux et complexes. Leur taille n’est pas toujours suffisante.(...)Alors que certaines entreprises entrent sur Euronext, la venue de la seconde transformation est plus tardive », a expliqué Florence Pradier d’Alliance 7. Philippe Chalmin, invité pour l’occasion, explique ce décalage par le fait que « les opérateurs de la première transformation sont en fait des négociants et ont des comportements de traders, contrairement à la seconde transformation qui regarde plus l’aval que l’amont ». Interrogée en marge de la conférence, Virginie Ciesla-Maudet, analyste technique d’Assertis, confirme cet intérêt marginal mais grandissant pour la gestion de la volatilité. « Pour l’instant, mes quelques clients en seconde transformation recherchent surtout des signaux pour savoir quand acheter leurs farines en fonction du blé sur Euronext ». Il y a un début à tout.


Rodolphe de Céglie
Imprimer cet article Envoyer à un ami



Les Marchés

Cours du pétrole :92,53 $/baril
Cours du dollar :1€ = 1,2682 $

Pour les marchés à terme : dernière clôture
Blé

Rendu Rouen : 207,50 €/t
Euronext : 205 €/t
Chicago : 6,5775 $/bois.

Lire la suite...
Maïs

Fob Rhin : 208 €/t
Euronext : 211 €/t
Chicago : 6,25 $/bois.

Lire la suite...
Orge

Rendu Rouen : 199,75

Lire la suite...
Tournesol

Rendu Bordeaux : 480 €/t

Lire la suite...
Colza

Rendu Rouen : 462,75 €/t
Euronext : 458,25 €/t

Lire la suite...
Soja

Graine/Chicago : 14,38 $/bois.
Tourteau/Chicago : 428 $/t
Tourteau Montoir : 404 €/t

Lire la suite...
Prix des aliments
mai 2012