Le froid est là ! Ce n’est pas une surprise en hiver, mais la chute des températures a été brutale. Surtout après le temps clément qui a prévalu depuis septembre. Et c’est bien là le problème. La douceur du climat a permis aux cultures de prendre de l’avance sur leur développement. Cela les rend plus vulnérables au gel. Les températures seraient inférieures de 10 °C à la normale, situation qui ne se reproduit que tous les dix ans ! -10 en France, -15 en Allemagne et Pologne et jusqu’à -30 en Ukraine et Russie... C’est tout le vieux continent qui est en alerte, craignant en particulier pour ses colza et blé dur. Les marchés, déjà soutenus par la météo sud-américaine et les incertitudes sur les ventes de blé russes, n’avaient pas besoin de cela. Même si rien n’est joué pour les cultures de notre côté de l’Atlantique, le risque suffit à faire frissonner le marché. Les vendeurs se retirent et les cours grimpent. Du coup, les acheteurs cherchent à se couvrir... et les cours grimpent !...
07 février 2012 Séminaire Orges brassicoles Paris En savoir + 13 février 2012 Séminaire de restitution “Grandes cultures autonomes” Paris VIe En savoir + 22 février 2012 Conférence “Nouvelle donne géopolitique et économique mondiale : l’alimentation et la production au Paris Nord Villepinte (Seine-Saint-Denis) En savoir +
L’Inra crée deux nouveaux groupements d’intérêt scientifique
L’Inra a annoncé, le 23 février lors d’une conférence, le lancement de 2 nouveaux groupements d’interêt scientifique, l’un sur l’élevage et l’autre sur la relance agronomique.La mission de ces systèmes collaboratifs sera de tester et valider des innovations pour rendre leur diffusion possible auprès de agriculteurs tout en respectant « un cahier des charges économique, environnemental et social », a souligné Laurent Lapchin, directeur scientifique adjoint de l’Inra en charge de l’environnement. « Quelques fois, une innovation fonctionne mais le contexte (économique, politique…) fait qu’elle n’est pas adoptée », précise Marion Guillou, p.-d. g. de l’Inra. L’objectif est de favoriser l’acceptation par les exploitants d’une agriculture à faible niveau d’intrants en faisant sauter ces verrous. Ce travail se fera en association avec les agences de l’eau, les instituts techniques, les lycées agricoles, et des réseaux de fermes pilotes. Le GIS « relance agronomique » coiffera le nouveau groupement « élevage » ainsi que ceux portant sur la production intégrée en « cultures légumières » et en « grandes cultures » lancés ces dernières années.