Le froid est là ! Ce n’est pas une surprise en hiver, mais la chute des températures a été brutale. Surtout après le temps clément qui a prévalu depuis septembre. Et c’est bien là le problème. La douceur du climat a permis aux cultures de prendre de l’avance sur leur développement. Cela les rend plus vulnérables au gel. Les températures seraient inférieures de 10 °C à la normale, situation qui ne se reproduit que tous les dix ans ! -10 en France, -15 en Allemagne et Pologne et jusqu’à -30 en Ukraine et Russie... C’est tout le vieux continent qui est en alerte, craignant en particulier pour ses colza et blé dur. Les marchés, déjà soutenus par la météo sud-américaine et les incertitudes sur les ventes de blé russes, n’avaient pas besoin de cela. Même si rien n’est joué pour les cultures de notre côté de l’Atlantique, le risque suffit à faire frissonner le marché. Les vendeurs se retirent et les cours grimpent. Du coup, les acheteurs cherchent à se couvrir... et les cours grimpent !...
07 février 2012 Séminaire Orges brassicoles Paris En savoir + 13 février 2012 Séminaire de restitution “Grandes cultures autonomes” Paris VIe En savoir + 22 février 2012 Conférence “Nouvelle donne géopolitique et économique mondiale : l’alimentation et la production au Paris Nord Villepinte (Seine-Saint-Denis) En savoir +
Le ministère du Développement durable envisagerait de supprimer la réduction de TIPP dont bénéficient les producteurs de biocarburants. Un rapport de l'Assemblée nationale, en date du 30 juin, sur l'application des mesures fiscales, estime que la défiscalisation sur les biocarburants aurait coûté, entre 2002 et 2011, près de 3,8 Md€, alors que les coûts de production des biocarburants sont très difficiles à évaluer. Or, les biocarburants sont soutenus d'un côté par la réduction de TIPP, et de l'autre par une taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) payée par les distributeurs qui n'incorporent pas un certain volume de biocarburants. Pour le bioéthanol, par exemple, le manque à gagner fiscal évalué par l’Assemblée nationale serait de 164 M€ en 2009 (volume en hl de bioéthanol utilisé X montant de l’exonération/hl).
Le bioéthanol surtaxé en France, assure l’AGPB « La seule vraie question qui devrait se poser à propos de la fiscalité du bioéthanol est celle du niveau maximum de TIC/hectolitre qu’il devrait supporter, pour être sur un pied d’égalité avec l’essence par unité de pouvoir énergétique », commente en réaction la lettre d’information de l’AGPB, Blé contact. « Selon ce critère, proposé dans un projet de directive européenne sur la taxation des énergies, le bioéthanol est déjà trop taxé en France, compte tenu d’un pouvoir énergétique inférieur à celui de l’essence », ajoute le document.