Un grand pas vient d’être franchi pour les filières animales ! Celui-ci de la prise en compte effective de la volatilité des marchés des matières premières dans les prix d’achats par les distributeurs. La nouvelle loi de consommation, présentée le 2 mai en Conseil des ministres, impose en effet que les contrats liant industriels et grandes surfaces, stipulent une clause de renégociation, et renforce les sanctions en cas de non respect. Et, élément important, il ne tient plus au fournisseur de dénoncer les faits, rééquilibrant ainsi le rapport de forces. Certes ce n’est encore qu’un projet de loi. Rien n’est joué et les différents camps restent mobilisés. Déjà le ton était ouvertement monté ces derniers jours. « Ce n’est pas en fabriquant de nouveaux chômeurs par la pression insensée qu’elle exerce sur les prix, que la grande distribution développera la consommation des ménages », a ainsi rétorqué Coop de France en fin de semaine dernière au président de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution, Jacques Creyssel, qui accusait les coopératives de vouloir « faire payer aux consommateurs la préservation de leur rente » (Les Echos du 29 avril). L’agroalimentaire a donc gagné le premier round (cf. à la UNE) et l’on ne peut que s’en réjouir. Pas de systématisation des renégociations en revanche pour les produits de première transformation des céréales. Mais les meuniers fournisseurs des GMS exigeaient avant tout le simple respect des contrats. On est sur la bonne voie....
22 mai 2013 Assemblée générale de l’Afab Lorient (Morbihan) En savoir + 24 mai 2013 Journée européenne des grains Strasbourg (Bas-Rhin) En savoir + 28 mai 2013 Workshop Bisens Paris - AgroParisTech (Ve) En savoir +
Dans une filière biocarburants très concentrée, Greenea surfe sur le biodiesel double comptage.
Cabinet de courtage fondé en 2007 et spécialisé dans les secteurs des biocarburants, des huiles alimentaires usagées, et des graisses animales, Greenea revendique la revalorisation des sous-produits de l’industrie. Sa stratégie initiale est de ne travailler qu’avec des produits qui ne concurrencent pas le secteur alimentaire. En plus d’assurer un service de courtage, l’entreprise propose une activité de consulting dans le secteur des biocarburants de 1ère et 2nde génération et des énergies renouvelables. Elle apporte aussi son soutien logistique grâce à un réseau établi auprès de 300 transporteurs européens. Greenea met en relation des PME régionales cherchant de nouveaux débouchés, avec des entreprises étrangères. Ses clients sont très diversifiés : raffineurs, producteurs de biodiesel, industriels de l’oléochimie … « Cette variété entraîne une logistique plus contraignante, mais c’est surtout un atout. Nous sommes capables de faire des contrats de 25 t par camion, comme de 5.000 t par bateau », explique Fabien Hillairet, fondateur de Greenea.
Le biodiesel, un secteur qui demande de la réactivité Le courtage sur la filière du biodiesel double-comptage représente un axe stratégique pour la société depuis 2010. « Mais sur le marché des biocarburants, il faut savoir évoluer très rapidement », prévient Fabien Hillairet. D’après lui, les ventes de coproduits alimentaires générés par l’industrie, aux fabricants de biodiesel sont plus faibles cette année, avec des échanges par à-coups. « Nous sommes sur un marché acheteur, contrairement à 2011. Par conséquent, il faut davantage informer, renseigner. » La récente flambée des prix pousse d’autant plus les opérateurs à trouver des alternatives à l’huile de colza. « Suite à la réglementation du double-comptage début 2012, l’Allemagne est devenue acheteuse, alors que la France s’est désintéressée de ce débouché. L’Italie commence à être demandeuse mais sur des petits contrats de 1.000 t, car il leur manque encore beaucoup de technique. » L’année 2013 risque également d’être compliquée. Les opérateurs de la filière du biodiesel attendent les prochains niveaux de subvention, actuellement de 80 €/m3, et des quotas français de production, avec l’espoir qu’ils finissent par être abolis et d’avoir un marché complètement ouvert. Entre les 4-5 cabinets de courtage européens sur les biocarburants, « la concurrence est assez agressive, notamment en provenance de la Suisse. » Greenea souhaite poursuivre son développement à l’international (hors Europe) pour limiter ses risques et tirer profit des marchés émergents, notamment sur l’oléochimie, secteur qui représente aujourd’hui 2,8 Mds €, et devrait en compter 100 Mds € en 2020.