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vendredi 18 mai 2012

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    La crise économique est revenue au cœur des préoccupations des marchés céréaliers qui seront attentifs aux avancées sur le dossier de la dette grecque, et plus largement de la situation de la zone euro. Le Weather Market n’est pas pour autant éclipsé : la météo permet le bon déroulement des semis aux Etats-Unis, le temps froid ralentit le développement des cultures en Europe et le manque de pluie inquiète en Russie. Mais il n’y a pas que les filières agricoles qui scrutent le ciel pour tenter d’éclaircir leur avenir. Angela Merkel elle-même semble tentée de s’y fier : « Pluie à Paris, pluie à Berlin et, entre les deux, coup de foudre sur l’avion : trois fois de la malchance le premier jour d’entrée en fonction, cela pourrait être un bon présage pour la coopération », aurait-elle estimé en recevant François Hollande. Aïe ! Grand soleil annoncé le 18 sur Camp David pour le G8…...

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Mis en ligne le 17 février 2011

« Le courtier participe à la transparence des marchés »


La Dépêche-Le Petit Meunier : Que ce soit en oléagineux ou en blé de meunerie, les marchés, qui ont atteint des sommets, manquent actuellement de fluidité. Quel rôle le courtier peut-il jouer dans ce cas de figure ?
Antoine de Gasquet :
Effectivement, des prix élevés comme on les observe actuellement ne favorisent pas la réalisation de transactions. Une situation qui ne fait que renforcer le rôle du courtier qui est d’apporter de la transparence aux marchés. Nous passons une grande partie de notre temps à collecter des informations, à droite, à gauche. Nous les synthétisons, notamment en ce qui concerne les données conjoncturelles, et les restituons à nos clients. Nous communiquons l’ensemble des offres quotidiennes à tous les opérateurs qui le souhaitent, sans a priori, et en particulier aux vendeurs et acheteurs, mais également à la presse. La France défend, dans le cadre des travaux du G20 sur la régulation, la nécessité de plus de transparence à tous les niveaux. Le courtier y contribue donc, d’autant qu’il a aussi un devoir de neutralité. C’est une donnée importante, garante de son objectivité. A ce sujet, je tiens à rappeler qu’être courtier et négociant à la fois, comme on peut le lire ou l’entendre ces derniers temps, est inconcevable. Le courtier ne peut être juge et parti. Etre propriétaire de la marchandise, comme l’est le négociant, enlève cette neutralité. Ces deux fonctions ne peuvent cohabiter. Sur cette base, il nous arrive de refuser des adhésions à notre syndicat. D’ailleurs, s’il s’avérait que l’un de nos adhérents procédait à cette double activité, en assurant du courtage pour certaines affaires et du négoce pour d’autres, notre commission de discipline serait saisie et des sanctions seraient prises.

La Dépêche-Le Petit Meunier : Face à des prix élevés, certains peuvent être tentés de commercialiser leur marchandise en direct sans passer par les courtiers comme cela a été le cas lors de la précédente flambée des cours. Constatez-vous une telle tendance à l’occasion de cette nouvelle poussée de fièvre ?
Antoine de Gasquet :
Une autre responsabilité du courtier est d’être le garant de la bonne exécution des contrats. Nous devons apporter à chaque contrepartie des clients fiables. En 2008, quand les prix sont redescendus de leurs sommets, les acheteurs qui s’étaient engagés sur les niveaux de prix les plus élevés ont cherché à rompre leurs engagements.
De nombreux clients vendeurs ayant réalisé des affaires en direct sont revenus vers nous en nous demandant de les aider à faire exécuter leurs contrats. Cette tendance ne se retrouve pas en 2010/2011, d’autant que les marchés sont encore dans la phase ascendante. Les opérateurs sont dans une logique de sécurisation et ont besoin de nos services. D’ailleurs, avec l’accroissement de la volatilité, notre activité n’a fait que s’intensifier.

La Dépêche-Le Petit Meunier : Votre fédération tiendra son assemblée générale le 19 mars à Paris. Quels sont les grands thèmes retenus pour cette réunion annuelle ?
Antoine de Gasquet :
Les sujets que nous venons d’aborder seront bien entendu évoqués. Arrivée des biocarburants, fin des dispositifs de régulation au niveau européen et donc mondialisation des marchés, hausse de la demande dans les pays en voie de développement… En dix voire même cinq ans, les marchés ont été révolutionnés. Les courtiers doivent eux aussi s’adapter et être encore plus rigoureux. Dans cette logique, nous allons nous pencher lors de notre assemblée générale sur la question de l’analyse technique. Cette discipline, encore peu utilisée chez les courtiers,  constitue un support de réflexion supplémentaire dans l’analyse globale des marchés auquel la profession doit donc s’intéresser. Olivier de Ducla, spécialiste financier et auteur de plusieurs ouvrages dans le domaine économique, interviendra sur ce sujet. Après un parcours professionnel à la Société générale, chez Continental Grain Co et Montenay notamment, cet ancien directeur des achats au sein du groupe Lesieur a publié en 2003 “Le krach programmé”, ouvrage inspiré de l’analyse technique. Dans le cadre des formations proposées par la fédération, un module consacré à cette discipline devrait d’ailleurs être développé.



Propos recueillis Marianne Roumégoux
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Les Marchés

Cours du pétrole :92,53 $/baril
Cours du dollar :1€ = 1,2682 $

Pour les marchés à terme : dernière clôture
Blé

Rendu Rouen : 207,50 €/t
Euronext : 205 €/t
Chicago : 6,5775 $/bois.

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Maïs

Fob Rhin : 208 €/t
Euronext : 211 €/t
Chicago : 6,25 $/bois.

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Orge

Rendu Rouen : 199,75

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Tournesol

Rendu Bordeaux : 480 €/t

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Colza

Rendu Rouen : 462,75 €/t
Euronext : 458,25 €/t

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Soja

Graine/Chicago : 14,38 $/bois.
Tourteau/Chicago : 428 $/t
Tourteau Montoir : 404 €/t

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Prix des aliments
mai 2012