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La référence des filières du commerce des grains


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Mardi 14 février 2017

Le marché des céréales se décide ailleurs, estiment les traders


L'Union européenne n'est plus décisionnaire sur les prix des graines céréalières, ont regretté les opérateurs de marché présents au Paris Grain Day.


« La France et l'Europe sont devenues des variables d'ajustement sur le marché des grains », a pointé Stéphane Bernhard, chef de l'équipe Trading d'InVivo, à la table ronde céréales de Paris Grain Day. « Elles ne marquent plus le prix avec un effet de levier. » « Désormais, le prix du blé mondial se fait dans les plaines du sud de la Russie, ou en Argentine », où la production sera en forte croissance les trois-quatre prochaines années, les exportateurs ne subissant plus de freins politiques, a-t-il noté. Selon lui, la demande mondiale en blé est faible, mais les flux mondiaux d'exportations de la céréale croissent. Un regain de la demande ne profiterait pas à l'Union européenne, la part de marché de l'Ukraine ayant progressé de 6 à 24 % en dix ans (11 Mt exportées de juillet à décembre 2016 selon AgroGeneration Ukraine).

La parité euro/dollar joue à la marge

« Le rapport euro/dollar ne fait plus de différence pour l'agriculteur ukrainien, russe, argentin… qui regarde sa monnaie locale », note Stéphane Bernhard. « Le monde a besoin de son blé », analyse-t-il. Tandis que « vus de France, les prix restent les mêmes qu'en 2006, et il y a peu de marge pour les producteurs », a poursuivi le trader. « Le marché du maïs, ce sont quatre producteurs et dix acheteurs mondiaux, résume-t-il. En blé, on compte quatorze régions de production, et il faut quarante-deux acheteurs pour comptabiliser 80 % de flux. En soja, un seul. »

La demande mondiale en blé est faible, mais les flux mondiaux d'exports augmentent.

Jean-Philippe Everling, ex-directeur du trading grains d'Axéréal, passé à Transgrain, a souligné que « les importateurs marocains avaient goûté au blé ukrainien, et risquaient d'y prendre goût. » Et de préciser : « Les pays baltes développent leur production, et comme la qualité de la protéine ne joue pas, ils font du rendement ». « Le standard rendu Rouen est un problème, quand l'Ukraine propose plusieurs qualités selon les clients », a aussi mentionné Stéphane Bernhard.

Xavier Olry



Feuilletage

Cotations & Tendances
Blé
Rendu Rouen : 154,00 €/t
Euronext : 156,50 €/t
Chicago 414,00 cts $/bois.
Dollar 0,8549 €
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Maïs
Rendu Bordeaux : 153,50 €/t
Euronext : 161,25 €/t
Chicago 3502,50 cts $/bois.
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Orge
Rendu Rouen : 135,50 €/t
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Tournesol
Rendu St Nazaire : 340,00
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Colza
Rendu Rouen : 357,50 €/t
Euronext : 367,50 €/t
Pétrole (Nymex) : 47,09 $
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Soja
Graine/Chicago : 930,25 cents $/bois.
Tourteau/Chicago : 296,10 $/t
Tourteau Montoir : 303,00 €/t
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