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L'HUMEUR
DE LA SEMAINE

  • La boulangerie prépare son avenir

    Du 13 au 19 mai s’est déroulée en France la traditionnelle Fête du pain. Et il n’y a qu’à se balader sur la toile pour mesurer, au regard de la couverture médiatique, la forte mobilisation de la profession autour de cet évènement. Pour sa 18e édition, les festivités de la Saint-Honoré visaient à toucher les nouvelles générations. Pas les plus jeunes, conquis d’avance par les animations, ateliers et surtout gourmandises proposés par les boulangers à cette occasion. Comme pour marquer le passage à l’âge adulte de la manifestation, les professionnels ont souhaité cette année mettre leurs dernières recrues sur le devant de la scène. L’idée ? Présenter les différentes fonctions, compétences et perspectives de carrière de ce secteur. Le tout dans l’espoir de susciter des vocations. Parmi ses atouts : la boulangerie recrute en permanence et ce métier réserve, il faut le souligner, la possibilité de devenir son propre patron !
    Alors que la baguette de tradition française –qui a signé le passage du pain-nécessité au pain-plaisir, comme le souligne l’Observatoire du pain– s’apprête à célébrer son 20e anniversaire, le secteur travaille donc encore à sa pérennité. Et ce n’est qu’un début : meuniers et boulangers sont sur le point de lancer une nouvelle campagne de communication…...

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Mis en ligne le 19 avril 2012

Les semences certifiées de blé tendre d’hiver reculent sur 2011/2012


La proportion de semences certifiées par rapport aux semences fermières en BTH affiche un recul de 1 % par rapport à l’an passé.

MALGRE DES PRIX assez élevés en 2011/12, la part de semences certifiées en blé tendre d’hiver recule par rapport aux semences fermières à 51 % contre 52 % l’an dernier, selon les chiffres du Gnis (Groupement national interprofessionnel des semences et plants) présentés lors d’un colloque à Paris le 12 avril dernier. Cette légère érosion, fortement contrastée selon les régions françaises, confirme une baisse continue depuis la campagne 2008/2009 (pourtant caractérisée par des prix bas), où les semences certifiées représentaient 57 % des semences de blé tendre d’hiver en France. Une évolution inquiétante pour les sociétés de recherche variétale, de plus en plus concurrencées par le triage à façon, dont l’activité est en constante progression.

Un recul qui n’est plus seulement lié à la conjoncture du marché du blé
Depuis plusieurs années, la filière semencière avait coutume de dire que lorsque les prix étaient faibles, la campagne suivante se caractériserait par une baisse de l’utilisation des semences certifiées par rapport aux semences fermières. Ce raisonnement semble avoir fait long feu. La désaffection s’explique avant tout par la différence de coût entre les semences certifiées et les semences fermières. Selon une étude d’ADquation présentée lors du colloque du Gnis, le coût des semences certifiées est, pour 60 % des agriculteurs sondés, la raison qui les a conduit à réduire la part de semences certifiées de blé tendre d’hiver par rapport à la précédente campagne. Vient, en seconde position, à 12 %, la mise en place de nouvelles variétés l’année précédente et, en troisième, à 11 %, une plus grande disponibilité des semences de ferme.
Le coût des semences certifiées apparait donc comme le principal frein à leur développement, mais il y en a d’autres. Parmi les producteurs qui ont maintenu la part de ces semences sans l’augmenter, 83 % estiment que la qualité des semences de ferme est très proche de celle des semences certifiées, et 78 % se disent très satisfaits de la prestation de leur trieur à façon. Enfin 78 % tiennent, par principe, à utiliser leurs propres semences de blé. D’autre part, au regard d’une autre étude présentée par le Gnis, la qualité de leur commercialisation expliquerait en partie cette désaffection croissante des producteurs. Selon cette enquête, des freins à la motivation des vendeurs de semences certifiées existent. Les vendeurs eux-mêmes seraient « de moins en moins persuadés de l’intérêt des semences certifiées pour les agriculteurs, tant d’un point de vue technique, qu’économique », révèle l’étude d’ADquation. De plus, face à des réclamations liées à des problèmes qualitatifs ou de logistique, les technico-commerciaux craindraient « d’entamer leur relation client » et seraient donc peu enclins à privilégier la vente de semences de blé par rapport à d’autres espèces, et ce d’autant qu’ils « ne sont pas toujours soumis à des objectifs de vente ».
L’autre facteur est le développement du triage à façon (Taf) qui séduit de plus en plus les agriculteurs. Selon Thierry Momont, qui préside la section céréales à pailles du Gnis, le Taf produirait chaque année plus de 200.000 t de semences de céréales à paille. Cette activité serait même facilitée par la récente réforme du COV, qui permet aux agriculteurs de resemer une partie de leur récolte sous réserve de financer la recherche. Reste que celle-ci percevrait nettement moins de fonds par ce biais que par un financement direct via la vente de semences certifiées.
Pour répondre à ce phénomène, le Gnis mettra en ligne fin mai/début juin un outil d’aide à la vente, destiné aux technico-commerciaux, pour faire valoir des arguments économiques et techniques, comme la qualité ou la traçabilité des semences certifiées. D’autre part, le Gnis a incité les industriels de la meunerie, de la brasserie ou encore des pâtes, présents lors de ce colloque, à faire la promotion de ces semences auprès de leurs fournisseurs, en faisant passer des messages clairs sur les recommandations variétales propres à leurs secteurs.



Rodolphe de Céglie
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