Du 13 au 19 mai s’est déroulée en France la traditionnelle Fête du pain. Et il n’y a qu’à se balader sur la toile pour mesurer, au regard de la couverture médiatique, la forte mobilisation de la profession autour de cet évènement. Pour sa 18e édition, les festivités de la Saint-Honoré visaient à toucher les nouvelles générations. Pas les plus jeunes, conquis d’avance par les animations, ateliers et surtout gourmandises proposés par les boulangers à cette occasion. Comme pour marquer le passage à l’âge adulte de la manifestation, les professionnels ont souhaité cette année mettre leurs dernières recrues sur le devant de la scène. L’idée ? Présenter les différentes fonctions, compétences et perspectives de carrière de ce secteur. Le tout dans l’espoir de susciter des vocations. Parmi ses atouts : la boulangerie recrute en permanence et ce métier réserve, il faut le souligner, la possibilité de devenir son propre patron ! Alors que la baguette de tradition française –qui a signé le passage du pain-nécessité au pain-plaisir, comme le souligne l’Observatoire du pain– s’apprête à célébrer son 20e anniversaire, le secteur travaille donc encore à sa pérennité. Et ce n’est qu’un début : meuniers et boulangers sont sur le point de lancer une nouvelle campagne de communication…...
22 mai 2013 Assemblée générale de l’Afab Lorient (Morbihan) En savoir + 24 mai 2013 Journée européenne des grains Strasbourg (Bas-Rhin) En savoir + 28 mai 2013 Workshop Bisens Paris - AgroParisTech (Ve) En savoir +
À l’occasion du salon Oléopro 2012, les 20 et 21 juin à Sourches (Sarthe), la filière oléoprotéagineuse a présenté aux agriculteurs, mais aussi à leur ministre, Stéphane Le Foll, les recherches menées pour répondre aux défis environnementaux et économiques qu’elle rencontre, telle que la volatilité des prix. « Je suis convaincu que l’on va assister à un rapprochement des élevages des zones de cultures », a insisté Jacques Siret, président de l’Onidol (Organisation nationale interprofessionnelle des graines et fruits oléagineux). Il s’agissait d’ailleurs de l’un des objectifs affichés du salon. Celui-ci s’est notamment prononcé pour une amélioration des transferts entre ces secteurs, particulièrement en ce qui concerne le retour des effluents d’élevages sur les parcelles cultivées.
Diminuer la dépendance française « Il faut développer les oléagineux dont les débouchés sont constitués pour 40 % par l’huile et 60 % par les tourteaux », a indiqué Jacques Siret. Ses productions permettent selon lui de diminuer la dépendance des élevages français aux tourteaux de soja importés, et trouvent des débouchés vers le biodiesel. Biodiesel dont le bilan énergétique, parfois contesté, s’améliore avec des techniques agricoles utilisant moins d’intrants de synthèse et en s’appuyant davantage sur les synergies entre les espèces végétales et animales. Stéphane Le Foll a salué cette tendance en indiquant que « le défi de la durabilité de l’alimentation animale et humaine allait s’imposer à nous ». Selon lui, il faut combiner les facteurs de production pour y arriver. « Il y a un gisement de croissance dans la prise en compte de l’environnement », a-t-il indiqué. Concernant les initiatives visant à développer l’agriculture écologiquement intensive, il a déclaré : « Je serai là demain pour soutenir ces démarches. » Le ministre a aussi pointé le risque de la dépendance française aux protéines végétales d’importations en précisant qu’il fallait traiter ce sujet afin de limiter l’exposition des productions animales à la volatilité des cours. « Cette dépendance n’est pas saine à terme pour l’agriculture », a-t-il souligné en expliquant qu’il souhaite que les politiques européennes prennent ce problème à bras le corps. La filière oléoprotéagineuse a aussi voulu lors de ce salon, seconde édition du genre depuis dix ans, faire la démonstration de nouvelles techniques en développement, telles que les mélanges d’espèces. Grâce à l’implantation de légumineuses en mélange avec des graines de colza, il est possible de réduire les passages d’herbicides ainsi que les apports de fertilisants. Selon les techniciens du Cetiom, cette conduite culturale permet de réduire l’Indice de fréquence de traitement (IFT) de 0,6 et d’abaisser au moins de 30 unités d’azote par hectare les apports d’engrais. Cette stratégie permet d’obtenir des rendements équivalents en baissant les charges à l’hectare et en améliorant la durabilité des productions agricoles. Au moment où les coûts des matières premières sont de plus en plus volatils, notamment sur l’énergie ou l’azote, ces techniques, permettant de réduire la dépendance des agriculteurs à ces produits, sont les bienvenues.