La flambée des cours des céréales, déstabilisante pour l’ensemble des opérateurs, est évidemment encore omniprésente cette semaine dans nos colonnes. Appel au bon vouloir de la Commission européenne pour les uns, perspectives d’un bras de fer avec la grande distribution pour les autres, ou encore apprentissage accéléré de l’utilisation des marchés à terme pour les opérateurs qui n’y sont pas encore habitués (et en particulier les intervenants de la filière laitière qui devraient, au vu des nombreuses communications autour de la question, disposer sous peu d’un outil de gestion bien a eux), les opérateurs cherchent des solutions tous azimuts. Les producteurs, en position plus confortable cette année, semblent d’ailleurs tendre la main aux transformateurs pour trouver ensemble des solutions à ces trop grandes secousses (cf ...
LE GUIDE interprofessionnel de gestion des mycotoxines dans la filière céréalière, mis au point par Intercéréales en lien avec Arvalis, vient de paraître. Il récapitule les principales pratiques de chacun des acteurs de la filière, recense les moyens de prévention et d’action, et définit des pistes de progrès. Un travail commun présenté le 26 novembre à Paris, à la suite de l’assemblée générale de l’interprofession.
Deux ans de travaux nécessaires « Le guide de gestion des mycotoxines est l’une de nos actions sur laquelle nous souhaitons vraiment attirer l’attention », souligne d’entrée Hubert Grallet président d’Intercéréales. Le but étant de proposer des règles cohérentes et harmonisées de gestion des mycotoxines en filière. « Avec l’objectif d’être très concret pour le producteur », précise Solenn Le Boudec, responsable des programmes au sein de l’interprofession. D’où la présentation sous formes de fiches pratiques et récapitulatives pour chaque « maillon de la filière ». Elles reprennent les actions déjà mises en place sur le terrain. En effet, «La filière n’est pas désarmée face aux mycotoxines. Il y a d’abord toutes les investigations aux champs, puis le travail des OS, et le travail des moulins ou des industriels de l’alimentation animale» rappelle Joseph Nicot, président de l’ANMF. Le guide vise aussi à renforcer les connaissances mutuelles entre les différents maillons, et la gestion collective des risques. « Les entreprises de l’interprofession travaillent sur ce sujet depuis deux ans » indique S. Le Boudec. La seconde transformation n’a pas été oubliée, et a été associée à son écriture. Le guide concerne principalement les mycotoxines de champ, mais celle de stockage sont également abordées. Bien entendu, il ne se substitue pas aux guides de bonnes pratiques déjà existants. Le guide, gratuit, sera diffusé par les membres d’Intercéréales, et présenté notamment lors du prochain colloque sur les mycotoxines d’Arvalis le 25 mars 2010. Il sera réactualisé lors des prochaines campagnes.
Camille Paugam
Mis en ligne le 04 décembre 2009
80 % du budget consacré à la R&D
Le budget d’Intercéréales a atteint 28 M€ pour l’année 08/09, dont 27 M€ proviennent de la collecte à hauteur de 0,51 €/t de céréale collectée. Le reste a été financé par la farine panifiable produite, à hauteur de 0,40 €/t produite. Près de 80 % du budget est consacré aux travaux de recherche et développement réalisés par l’intermédiaire d’Arvalis, le guide sur les mycotoxines rentrant dans le cadre de ces travaux. Les autres activités concernent la promotion sur le marché intérieur et extérieur, par l’intermédiaire de Passion Céréales et France Export Céréales. Parmi les objectifs à venir, un grand sondage sera lancé prochainement par l’interprofession auprès de ses membres. « Ils seront interrogés sur leurs besoins futurs et leur vision de l’interprofession, ce qui nous permettra de construire une feuille de route sur l’avenir », précise Hubert Grallet.