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dimanche 1 août 2010

L'HUMEUR DE LA SEMAINE

  • Tomber la chapka

    Moscou, été 2010. Température à l’ombre : 37,2°C ! Du jamais vu en Russie depuis les premiers relevés de températures (il y a 160 ans) selon les autorités du pays. Une situation extrême qui n’est pas sans rappeler l’été 2003 en France. Des dizaines de décès sont déjà déclarés, mais heureusement les chiffres sont encore loin de l’hécatombe hexagonale. Moins grave mais plus préoccupant pour notre filière, l’impact sur le développement des cultures russes. L’état d’urgence a été décrété dans une vingtaine de régions et l’on s’attend déjà à une récolte en dessous des prévisions de début d’année. Alors que les autorités officielles parlent de 80 Mt, certaines sociétés privées tablent plutôt sur 70 Mt. Quid du niveau réel de leurs réserves ? Le gouvernement russe a déjà décidé la mise en vente de 3 Mt de blé issu de ses stocks d’intervention pour soulager les éleveurs et imposer un plafonnement des prix de certains produits alimentaires. Pour enfoncer le clou, des rumeurs apparues en ce début de semaine ont fait état d’un éventuel arrêt des exportations de productions russes. Dans un tel contexte, sur un marché nerveux, le prix du blé mondial s’est de nouveau envolé. Le malheur des uns risque de faire le bonheur des autres. Cette année, ce sont les producteurs français qui pourraient le plus en profiter… au grand dam des transformateurs, qui doivent gérer la volatilité des prix....


LE SONDAGE DU MOIS

Bruxelles envisage de donner à chaque Etat membre la possibilité d’interdire sur tout ou partie de son territoire la culture des OGM autorisés dans l’UE. Qu’en pensez-vous ?

 






 

Meunerie

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Blés meuniers

Mis en ligne le 17 avril 2009

Réaffirmer les exigences qualité


Soucieuse de répondre au mieux aux attentes de ses clients, la meunerie présente des listes plus exigeantes, mais aussi clarifiées, de ses blés préférés

« UN MESSAGE FORT » en faveur de la qualité. C’est ce que les meuniers entendent faire passer au travers de leur plaquette “ Blés meuniers 2009 ”, recommandation des variétés les plus adaptées aux besoins de leurs clients. Un document qui réunit les traditionnelles listes des blés VRM Variétés recomandées par la meunerie française : sélection restreinte de variétés qui, utilisées pures, sont aptes à produire un pain français ou un biscuit d’excellente qualité. et BPMF Blés pour la meunerie française : garantissent, en mélange, une qualité adaptée à une utilisation donnée. Ainsi, la variété PR22R58 est radiée pour sa sensibilité à la fusariose. « Même si elle donnait de bons résultats en panification, elle polluait trop les lots dans certaines régions », justifiait Jean Maurey, vice-président de l’ANMF (Association nationale de la meunerie française) et président de sa commission Qualité et technologie, lors d’une conférence le 9 avril à Paris. La sécurité sanitaire est devenue le critère numéro un pour la profession. L’aspect technologique reste toutefois essentiel. Six autres blés « dégradant la qualité des mélanges » vont ainsi être progressivement évincés de la liste BPMF. Tolérés en 2009 à hauteur de 15 % dans les mélanges, Charger, Dinosor, Mercato, Isengrain, Sankara et Timber seront supprimés dès 2010. Ne les appréciant pas, la profession n’avait pas officiellement formulé son souhait de les éliminer. C’est chose faite. Par cette prise de position ferme, les meuniers ont une autre ambition : « Donner plus de crédibilité à notre liste des variétés BPMF », comme l’a commenté Jean Maurey. En effet, « nous avions le sentiment qu’elle était considérée comme équivalente à la liste des blés panifiables supérieurs (BPS) du catalogue français », déplore-t-il.

Vigilance sur la culture des blés VRM

Les blés BPMF représentent 74,5 % des emblavements en 2009. Apache a retrouvé en 2008 la tête des variétés les plus cultivées en France (près de 12 %), repassant devant Caphorn. Viennent ensuite Premio, Sankara et Mercato. Dinosor se place en 10 e position. Ainsi, si l’on excluait des mélanges les six variétés sur la sellette dès cette année, les BPMF ne couvriraient plus que 60 % des emblavements, remarque Pierre-André Masteau, directeur général de l’ANMF. Un volume suffisant à la couverture des besoins de la meunerie française – qui a absorbé en 2007/08 près de 22 % des blés soit plus de 6 Mt – , mais trop juste si l’on y ajoute les exportations bien souvent destinées à alimenter des meuniers, insiste Jean Maurey. Ce secteur capte près de 44 % de la sole de blé tricolore (12 Mt).

La profession attire aussi l’attention sur le déclin des surfaces consacrées aux blés VRM. Base indispensable des mélanges, ils ne représentent plus que 33 % des emblavements en 2008, contre 45 % en 2003. « Il ne faudrait pas que cette tendance s’accélère », alerte Pierre-André Masteau, invitant à la vigilance. La situation est en effet préoccupante dans un contexte de « turn over variétal de plus en plus fort. » Or, certains blés se comportant bien une année et moins bien la suivante, la diversité variétale est essentielle « pour limiter d’éventuels problèmes », argumente Jean Maurey. La profession s’inquiète à ce sujet de l’absence de variétés de blés biscuitiers et de force admises cette année en essai.

Présentation des attentes variétales en fonction des débouchés

Dans un souci de clarification, les listes des VRM et BPMF sont cette année regroupées en un document unique destiné aux clients et fournisseurs des meuniers. Et pour une optimisation de la qualité, les BPMF y sont classés en fonction de leurs débouchés majeurs, avec des sélections des variétés pouvant entrer dans les mélanges pour la panification, la biscuiterie, les blés de force et la filière biologique. Cette évolution vise, entre autres, à « faciliter le classement des variétés chez les OS dans le cadre des contrats meuniers », indique l’ANMF qui prévient donc : « La présence dans un lot de BPMF panifiables de variétés BPMF biscuitières ou non inscrites entraînera un déclassement du lot complet. » La profession adresse aussi plusieurs recommandantions aux producteurs et notamment de « ne pas moissonner avant complète maturité » au prix de la qualité. Elle invite aussi à la plus grande attention en matière de qualité sanitaire, en conseillant d’adhérer au plan de surveillance de l’Irtac et d’utiliser les outils de prédiction du risque mycotoxines au champ et à la collecte.

Télécharger le document Blés meuniers 2009 (format PDF - 819 ko)



Marianne Roumégoux
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