Nicolas Sarkozy assure vouloir faire du « chantier de la volatilité des matières premières » un des principaux dossier mis sur la table du prochain G20 qui débutera le 12 novembre et sera présidé par la France. Bonne nouvelle. Simple annonce de circonstance ou réelle volonté d’avancer ? On se plaît à croire que les choses vont évoluer sauf que… le dossier passera, par ordre de priorité, juste après celui de la réforme du système monétaire international. Autant dire que ce n’est pas gagné. Les débats autour de la pollution ne sont pas parvenus à convaincre l’ensemble des 20 plus grandes puissances mondiales de signer le protocole de Kyoto. Qu’attendre alors de négociations autour d’un sujet qui attire autant d’intérêt(s) que la Finance ? On peut douter qu’un consensus soit trouvé rapidement et que la question de la volatilité puisse à son tour avancer. On peut toujours y croire....
10 septembre 2010 AG de l'Association nationale de la meunerie française Surgères (17) En savoir + 15 septembre 2010 Bourse exceptionnelle de rentrée Paris (II) En savoir +
LA GESTION DU RISQUE de prix au sein des entreprises de transformations des céréales, telles que les moulins, est devenue capitale suite aux volatilités observées entre 2006 et 2008 sur les marchés agricoles. C’est pour répondre à ce besoin que Finance Agri compte proposer, d’ici septembre 2010, un logiciel nommé RMS (Risq Managment System) sur Sitagri.
Déterminer un prix de vente théorique L’objectif de Finance Agri est de proposer, à l’ensemble des meuniers, un outil d’aide à la décision permettant d’estimer, à l’avance, la marge nette du moulin. Les meuniers peuvent ainsi, après une formation assurée par Finance Agri, paramétrer de façon simple le logiciel. Les données requises concernent les caractéristiques des contrats d’achats du meuniers (différentes variétés de blés, additifs, pourcentage de mélange, coûts de transports et primes...), les produits mis en vente (farine, issues...) et les coûts de transformation (charges fixes et variables). Le logiciel permet ensuite de simuler des actions de vente ou d’achat en s’appuyant, en temps réel, sur les cotations de l’ensemble des marchés physiques ou à termes (Euronext, Chicago, Winnipeg, Minneapolis...). Au final, le logiciel détermine par avance le prix de vente de la farine et de ses coproduits et permet un gain en visibilité pour les meuniers qui ajusteront leurs achats et leurs ventes en fonction.
Un logiciel à prix attractif pour se développer auprès des petites structures Pour le moment, seul un groupement de meuniers, d’une dizaine de bêta-testeurs, ont accès au logiciel RMS sur Sitagri et participent à son paramétrage afin que, d’ici septembre, ce dernier soit lancé à grande échelle. En premier lieu, Finance Agri compte appuyer son développement sur les unités de petites tailles, non équipées de ce type d’outil pour le moment. Le prix de ce logiciel d’aide à la décision sera défini par les meuniers testeurs. Quoi qu’il en soit, Cyril Parienti déclare “ vouloir se positionner de façon agressive par rapport à la concurrence afin de gagner rapidement des parts de marché ”.
Affiner la gestion des flux en meunerie Outre les gains financiers permis par les outils proposés par Finance Agri, la traçabilité et le reporting, réalisés par le logiciel RMS Sitagri, permettent aux utilisateurs d’améliorer leur stratégie de façon permanente et en temps réel. L’entrée, dans le logiciel, de l’ensemble des caractéristiques de tous types de contrats, qu’ils soient sur le physique, à terme, Against Actuals (échange contre physique) ou Swap, permet aux opérateurs de prendre du recul sur la totalité de leurs prises de positions. Ainsi, le meunier peut revenir, après coup, sur la pertinence de ses stratégies d’achats/ventes, et ajuster, en fonction des simulations, ses futures prises de position sur les marchés. Fort d’une croissance à deux chiffres en 2009, Finance Agri envisage 2010 avec sérénité.