La crise économique est revenue au cœur des préoccupations des marchés céréaliers qui seront attentifs aux avancées sur le dossier de la dette grecque, et plus largement de la situation de la zone euro. Le Weather Market n’est pas pour autant éclipsé : la météo permet le bon déroulement des semis aux Etats-Unis, le temps froid ralentit le développement des cultures en Europe et le manque de pluie inquiète en Russie. Mais il n’y a pas que les filières agricoles qui scrutent le ciel pour tenter d’éclaircir leur avenir. Angela Merkel elle-même semble tentée de s’y fier : « Pluie à Paris, pluie à Berlin et, entre les deux, coup de foudre sur l’avion : trois fois de la malchance le premier jour d’entrée en fonction, cela pourrait être un bon présage pour la coopération », aurait-elle estimé en recevant François Hollande. Aïe ! Grand soleil annoncé le 18 sur Camp David pour le G8…...
25 mai 2012 Bourse d’échanges du Grand Sud Sète (Hérault) En savoir + 25 mai 2012 Bourse de Bruxelles Bruxelles (Belgique) En savoir + 25 mai 2012 Assemblée générale du Snia Aix-les-Bains (Savoie) En savoir +
UNE NOUVELLE FOIS se trouve posé le problème de la répercussion de la hausse des prix des matières premières agricoles aux consommateurs. Alors que les négociations commerciales sont bloquées, Leclerc et Carrefour étant particulièrement réticents à faire passer la moindre hausse, le gouvernement tente d’apaiser le débat en conciliant deux contraires : donner un ballon d’oxygène aux éleveurs sans trop pénaliser le consommateur.
Un indice des coûts des matières premières comme élément de négociation Le 2 février, le ministre de l’Agriculture a réuni, avec le secrétaire d’Etat au Commerce, des représentants des filières agroalimentaires. Selon Bruno Le Maire, les distributeurs se seraient engagés à « examiner favorablement les demandes de leurs fournisseurs au regard de la hausse du coût des matières premières, notamment pour les viandes fraîches de bœuf, de porc et de volailles ». Une appréciation différente de celle de l’Ania, qui évoque plutôt une « réunion pour rien », et de Philippe Mangin, président de Coop de France, décrivant une rencontre « ubuesque ». Pour faire avancer les choses, ce dernier propose d’utiliser dans les négociations commerciales un indicateur du coût des aliments pour animaux. Ce qui pourrait faire varier les prix de la viande en phase avec les charges des éleveurs, à la hausse comme à la baisse. De son côté, la Confédération française de l’aviculture (CFA) propose l’instauration de mécanismes de répercussion automatique des prix des matières premières « à l’instar de ce qui existe dans d’autres secteurs économiques ».